Samedi 14 juin 2008

Après 8 mois de cours assurés par des intervenants suisses, français, belges, tous bénévoles, 3 nouveaux professeurs cambodgiens dispensent l’apprentissage de la langue de Molière aux  enfants volontaires et motivés du quartier de Boeng Salang.

La classe Taramana implantée au coeur de la vie du village accueille quotidiennement 60 enfants qui se repartissent en 3 groupes plus ou moins homogènes en âge et en niveau. L’emploi du temps de notre petite école qui jouxte la voie ferrée prévoit donc 25 heures de français par semaine.

 

Aujourd’hui, c’est mercredi. Par chance, un professeur ne peut assurer sa tranche horaire du mercredi matin entre 10h et 11h15. Je dois donc me sacrifier… pour le remplacer tous les mercredis. Je suis en réalité ravi de pouvoir donner le cours. C’est toujours un plaisir d’enseigner à ces enfants assoiffés d’apprendre une autre langue que la leur. On ose espérer que la maîtrise du français leur sera d’une quelconque utilité dans le futur, même si rien ne le garantit à ce jour.

 

Si je n’avais pas été médecin, j’aurais bien aimé être enseignant. C’est quand même un chouette métier. Surtout dans les conditions où les enfants sont volontaires, motivés, assidus et respectueux en toutes circonstances. Je ne suis pas certain que je tiendrai le même discours et brandirai la même vocation si je devais enseigner en France…

 

Les enfants semblent ravis que je sois leur prof du jour. En fait c’est difficile à dire car ils sont toujours contents et de bonne humeur. Ils arrivent toujours en classe, sourire aux lèvres, en me lançant des « Bonjour, tcher, comment ça va ? » (tcher veut dire en fait ‘’teacher’’ soit professeur, car il n’est pas poli au Cambodge d’appeler un adulte par son prénom).

Ils vont certainement ne pas tout comprendre de ce que je vais leur raconter mais ils savent à l’avance qu’il va y avoir de l’animation. Ils commencent à me connaître, les bougres et les bougresses.  Il est vrai que je ne peux m’empêcher de faire le clown au tableau à la moindre occasion. Ils ne sont pas vraiment habitués aux excentricités qu’offrent dans de rares circonstances leurs  professeurs khmers. Pour ma part, j’alterne facilement les moments de sérieux et de scènes théâtrales délirantes dont le contraste déclenche très vite quelques éclats de rire. Il faut dire qu’ils sont bon public. Il me suffit à peine d’accélérer mon écriture au tableau blanc ou de prendre une mine faussement indignée pour que les élèves soient tous à partir en fou rire. Apprendre en s’amusant tout en gardant une certaine ligne de conduite, c’est quand même plus sympa que des cours magistraux souvent bien ennuyeux. J’essaie également de leur donner confiance en les encourageant et en les félicitant autant que possible.

 

Les animaux ont la côte à Taramana. En tout cas c’est le thème du cours de français d’aujourd’hui. Rien de mieux que de faire les dessins au tableau pour se faire comprendre. Mon poulet ressemble plus à une vache qu’à une volaille. Qu’à cela ne tienne : me voilà à imiter la démarche d’un gallinacé, la plume en moins et le mollet plus ferme ! Ça me rappelle aussitôt mon incroyable aventure lors de l’inondation sur le Wat Phnom (cf article précèdent « Inondation au Wat Phnom : ça c’est Cambodge ! ») où j’avais bien amusé les deux officiers dans leur guérite dont un avait abandonné  son poste pour se retrouver  en guenilles et me ramener à la guest house où je réside.

 

Je me rends compte que je suis bien meilleur imitateur que dessinateur. Les enfants se prennent au jeu de reconnaître le cri des animaux. Certains viennent à mon renfort pour les matérialiser au tableau. Une trentaine de bébêtes plus ou moins grosses accaparent soudainement la classe, enfin tout au moins par leur cri et leur représentation graphique plus ou moins ressemblante. La taupe et la carpe ne sont pas de la fête. Pas assez bruyantes. Les habitants voisins de l’école commencent à croire qu’un zoo vient d’ouvrir dans le quartier…

 

Je décide d’organiser dans la foulée et devant l’enthousiasme enivrant des élèves une petite compétition. Ils adorent ça les compétitions. On forme deux groupes avec un vainqueur arrivé le premier à 5 ou 10 points. Aujourd’hui équipe de Darith contre équipe de Minea. Celle qui est la plus rapide à deviner l’animal imité marque un point. Il faut bien entendu se souvenir du nom de la bête en français dont je commence à effacer le nom au fur et à mesure que les mémoires s’affinent.

La fourmi, la tortue et le chat rencontrent un franc succès et sont au hit parade des animaux reconnus en l’espace d’une demi seconde. Par contre, des moues interloquées se forment devant mes prestations évoquant araignée, papillon et girafe. Certainement plus parce que leurs prononciations s’avèrent difficiles que parce que je ne suis pas arrivé à grimper au mur ou à étendre mon cou suffisamment long.

Cette fois-ci, c’est l’équipe de Minea qui l’a emporté. D’une courte tête…!

 

C’est ce genre de petits moments drôles et savoureux qui me fait croire que grâce à des enfants comme Minea, Chandy, Vanny,Sopheaktra, Dara, Meng et plein d’autres, l’avenir du Cambodge pourra peut-être assuré. Et puis, même si on peut penser à tort ou à raison que  la plupart des enfants ne liront pas du Proust ou du Balzac, ils auront en tout cas passé une bonne heure de rigolade. C’est toujours ça de pris.

 

A savoir qui du prof ou des élèves aura le plus rigolé ?

 

J.D

 

 

 

* chkout = fou

 

par Taramana
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Samedi 14 juin 2008

Le mois dernier, sous le nouvel abri carrelé de 160 m² aménagé par l’association, s’est déroulée une distribution un peu spéciale pour les enfants. Chacun d’eux reçoit au moins une fois par an un nouveau tee-shirt. Cette année, en plus du tee-shirt, nous avons offert une jolie casquette flanquée du même logo.

 

Ce n’est pas grand chose mais c’est toujours une fête pour les enfants de recevoir des petits cadeaux. En plus, il y en a pour tout le monde. Les petites frimousses n’attendent pas longtemps pour enfiler leur tee-shirt. Personne ne râle que ce dernier soit trop grand ou trop petit. A leur âge, j’aurais bien trouvé un prétexte pour me plaindre. A l’inverse, en distribuant les petits présents, je ne reçois que sourires, saluts et des « Okun okun » qui veulent dire merci merci. Pour le coup, ça fait plaisir de faire plaisir.

 

Ils semblent afficher une certaine fierté à appartenir à une organisation qui leur donne une chance, même minime, d’espérer des lendemains meilleurs. Personne ne peut prétendre à ce jour que tous ces enfants sortiront de la misère car le chemin est encore long et sinueux avant de décrocher un travail qui leur permettra de subvenir aux besoins de leur famille.

Toutefois, ça vaut le coup d’essayer. Nous sommes là avant tout pour les encourager et leur donner confiance dans leur avenir. Dans certains regards des enfants, il se dégage comme une énorme envie de se battre contre l’injustice. Vouloir tout faire pour quitter leur bidonville, étudier pour aller le plus loin possible, donner à sa famille les moyens de vivre décemment, à distance de toutes ces ordures, cafards et autres rats qui les entourent au quotidien.

 

Il est étonnant de constater à quel point ils sont déterminés à être digne de la confiance qu’on leur accorde. Une jeune fille m’a dit un jour en anglais à quelque chose près: « Je suis très heureuse et très honorée que quelqu’un en France que je ne connais pas croit en moi et me donne la chance d’étudier ». C’est vrai que la plupart des jeunes filles issues de milieux défavorisés, dès qu’elles atteignent l’âge de 13, 14 ans voire même plus jeunes, doivent malheureusement arrêter l’école sur décision parentale. Elles doivent s’occuper de la grand-mère malade, ranger la maison, faire la cuisine ou bien tenir un petit stand au marché local. Quand ce n’est pas pour finir dans une usine ou pire, dans un des karaokés de la ville où on ne leur demande pas vraiment de chanter…

 

Pour environ 20 centimes d’euros par jour*, chaque parrain ou marraine offre à un enfant la chance de poursuivre une scolarité normale dans un environnement que l’association tente d’améliorer du mieux qu’elle le peut.

 

Des dizaines d’enfants attendent toujours d`avoir un parrain. Serez-vous prochainement un de     ceux-là ?

 

 

J.D

 

 

 

* prix d’un parrainage après déduction fiscale

 

 

par Taramana
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Samedi 14 juin 2008

En préambule à cet article, je dois préciser tout de suite qu’il ne m’est nullement tenu de porter un oeil critique sur une politique gouvernementale d’un pays comme le Cambodge. Mon propos veut simplement  témoigner d’un état de fait qui se passe les jours dans les hôpitaux de la ville ou à la campagne, dans un pays dit en voie de développement. En France, nous sommes connus pour râler contre notre système de santé qui, s’il n’est pas parfait, garantit une couverture médicale pour tous, que la très grande majorité des  quelques  200 nations de ce monde nous envie.

Au Cambodge, pays parmi les plus pauvres du Sud Est asiatique, des enfants meurent tous les jours dans la plus grande indifférence par malnutrition ou par carence de soins.

 

Compte rendu d’une visite dans un des hôpitaux pédiatriques du pays.

 

Pour des raisons évidentes de discrétion, il m’a semblé opportun de ne pas préciser le lieu où s est déroulé ce que je vais vous raconter.

 

Cela se passe dans un service de pédiatrie, en réanimation plus exactement. La première approche en entrant dans le service a déjà de quoi surprendre. Il y a dans une grande pièce 8 lits non séparés par des cloisons en verre comme on pourrait s’attendre à en voir dans tout service de réa. Un ou deux membres de la famille de l’enfant se tient à son chevet, sans blouse ni chaussons de protection. Les médecins tout comme le personnel encadrant portent juste une blouse blanche et éventuellement un masque chirurgical en foulard.

La présence de l’oxygène au mur et quelques appareils de monitoring permettent de rappeler qu’on est supposé se trouver  dans un service dit de réanimation.

 

Je suis là en tant qu observateur. Je me dis que je peux apporter mon aide dans une discussion diagnostique et/ou thérapeutique collégiale dans l’intérêt des enfants.

 

Je ne vous exposerai que le cas de 3 enfants vus successivement dans la même heure.

 

Le premier cas concerne un garçon de 7 ans que j’avais déjà eu l’occasion de voir lors d’une précédente visite quelques jours au préalable. Sans vouloir entrer dans des considérations techniques, l’enfant était entré dans le service de réanimation pour convulsions répétées  alors qu’il présentait des signes cliniques d’une méningite aigue.

Des éléments incohérents dans la prise en charge du dossier se confondent avec de grosses lacunes en terme de prescription d’examens complémentaires.

Par exemple, la ponction lombaire aurait du être faite avant la mise en route d’une antibiothérapie. Il est difficile de retrouver le ou les germes responsables de l’infection si les antibiotiques sont introduits avant le recueil du liquide que l’on veut analyser sur le plan bactériologique.

Des examens biologiques dits standards avaient été demandés et sont toujours en cours une semaine après que la prise de sang ait été pratiquée…

 

En France, le gamin aurait bénéficié d’emblée d un scanner cérébral, voire mieux  d’une IRM (Imagerie par Résonance Magnétique)  qui aurait permis d’étayer le diagnostic à la recherche de la cause de cette infection. On lui aurait certainement administré un traitement antiviral par voie veineuse par défaut en attendant d’avoir les résultats de cette IRM et d’une analyse plus approfondie de la ponction lombaire. Il aurait également bénéficié d’un électroencéphalogramme pour étudier le reste de vitalité de l’activité cérébrale et donner aussi des indications sur l’origine de l’infection.

 

Mais malheureusement, l’enfant n’a pas eu droit à tous ces examens. Faute d’argent. Nous découvrons en fait ce matin, à la grande surprise de l’équipe soignante que le garçonnet est en état de mort cérébrale. On ne peut plus rien faire pour lui. On ne connaîtra pas l’origine exacte de son décès. Il faudrait faire des examens poussés. On n’avait pas l’argent pour pratiquer ces examens de son vivant, on ne va tout de même pas les faire post mortem. Et les facturer à la famille en plus ?

 

Je supporte difficilement le regard de la maman qui ne comprend pas tout ce qui se passe. Elle doit de se douter de quelque chose. Pourtant son enfant est là devant elle, respirant  correctement grâce à la machine et avec une activité cardiaque signalée comme normale.  Mais le cerveau ne marche plus. Depuis  combien de jours déjà ? Nul ne le sait vraiment. Quelqu’un viendra lui annoncer quelques minutes plus tard qu’on ne peut plus rien pour son enfant. Il ne semble pas habituel pour le personnel cambodgien de tenter de réconforter les mamans en pleurs. La douleur physique n’est pas vraiment prise en considération, pas plus que la douleur morale. Je reste sans voix lorsque je m’aperçois qu’un groupe de soignants (dont je ne saurais dire encore s’ils étaient avertis de la terrible nouvelle) prend les mensurations de l’enfant avec un mètre de couturière. Scène surréaliste d’une agitation un peu tardive qui relève plus d’une activité de croque mort que d’un geste compassionnel. Quelque chose doit m échapper, c’est sûr. Une amie médecin fera son possible pour consoler la mère effondrée par le chagrin.

 

A peine remis de la scène, il nous faut enchaîner sur le cas d’un enfant de 2 ans et demie. Je m’aperçois au premier coup d’oeil qu’il a été  sondé et bénéficie d’une oxygénothérapie au masque. Sans même l’examiner, cet enfant présente un faciès douloureux et un problème abdominal sérieux.

Tout porte à croire qu’il présente un problème infectieux à point de départ intestinal. Fièvre à    39 ºC depuis 7 jours, vomissements, pas de selles depuis 48 h et surtout le ventre douloureux à la palpation. Cet enfant mérite un acte chirurgical d’urgence à  n’en pas douter. Les examens complémentaires confortent le diagnostic : une augmentation du nombre de globules blancs et des signes d’occlusion manifestes à la radio de l’abdomen.

Malheureusement, la kyrielle de médecins et chirurgiens qui sont passés successivement au chevet de l’enfant sont passés à  côté du diagnostic et ont privilégié l’hypothèse d’une infection pulmonaire aigue. Je ne sais plus si je dois afficher une mine consternée lorsque j’apprends que le pauvre gamin s’est vu pratiquer une ponction pleurale à la recherche d’une pneumonie virtuelle. Quand on connaît la douleur provoquée par ce type d’examen…

Il ne faut pas avoir fait 9 ans d’études après le bac pour s’apercevoir que l’enfant souffre. Il grimace de douleur, la respiration abdominale est quasi-absente pour diminuer au maximum les insupportables mouvements du ventre. Pourtant aucune prescription d’antidouleur n’est notée sur sa fiche. Au point où on en est…on n’est plus à ça près ! Le chirurgien est rappelé. Il faut agir vite, tout de suite sinon ce sera malheureusement une nouvelle place vacante dans le service avant la fin de la journée.

 

La visite continue. Je dissimule tant bien que mal mon indignation mêlée à une colère intérieure sourde. Force est de constater que nous nageons en eaux troubles. Tout médecin, moi le premier, peut commettre une erreur diagnostique ou thérapeutique. Je me garde bien de prétendre ne pas commettre ou avoir commis  la moindre faute. Peut être que la médecine occidentale que j’exerce me permet de mettre tout en œuvre pour arriver au meilleur résultat possible en terme de prise en charge diagnostique. Ici, j’ai l impression que tout est différent. On fait avec les moyens du bord. C’est vrai qu’au Cambodge il ne suffit pas de claquer des doigts pour obtenir un scanner séance tenante. Cela suggère un transfert de structure hospitalière et puis cela coûte cher un scanner. Qui va payer les 100 dollars de l’examen ? Certainement pas la famille. Ou alors il faudra qu’elle se résigne à vendre un bien de valeur, parfois la maison ou son terrain.

 

Nous arrivons au troisième cas. L’interne nous annonce timidement  un cas de malnutrition sévère pour  un enfant de 6 semaines de vie. En soulevant le drap, on découvre un bébé complètement décharné. Le terne « sévère » associé à malnutrition me parait bien en dessous de la réalité. Il s’agit tout simplement d’un cas de marasme, c’est à dire le stade ultime de la malnutrition avant la mort. Là aussi, la prise en charge est complètement inadaptée. C’est affligeant. A l’incompétence et au manque de moyens, s’ajoute un manque criant de bon sens. L’enfant est arrivé dans le service il y a 4 jours avec un poids de 2,4 kg. Il présente tous les stigmates de l’enfant dénutri au stade avancé : teint grisâtre, yeux creux, côtes saillantes, bref sans rentrer dans les détails cliniques, la mine des bébés très mal en point. Si le monitoring installé pour cet enfant permet de savoir à la seconde son rythme cardiaque et la saturation en oxygène de son sang, personne ne s’est préoccupé de savoir comment avait évolué le poids de l’enfant en 4 jours. Critère primordial dans la prise en charge du problème de malnutrition. Détail pour certains, apparemment.

La solution thérapeutique proposée pour le nourrisson va dans le même sens. Du lait maternisé au biberon. Or l’enfant n’a pas la moindre force pour téter. Un gavage par sonde en quantifiant l’apport calorique et en surveillant scrupuleusement son poids est le seul moyen de le sauver.

 

Je ne sais pas s’il a survécu à ce jour. Pas certain. Une trentaine d’enfants meurent tous les jours au Cambodge dans de pareilles conditions souvent sans même avoir atteint le seuil de l’hôpital. Pas d’argent, pas de soins. On serait presque tenté d’ajouter : et puis à quoi bon si c’est pour confier son enfant à des médecins le plus souvent mal formés, peu concernés, sous payés et disposant de maigres moyens d’action. Parfois des médecins sortent du lot et manifestent une vraie volonté de pratiquer une médecine de qualité.

Le manque apparent de bons sens ne dissimule-t-il pas plutôt une carence éducative ? La rigueur de l’observation, la réflexion diagnostique, l’optimisation de traitements adaptés à la pathologie de l’enfant, la prise de responsabilités semblent faire cruellement défaut chez la plupart des intervenants médicaux. Le manque de formation, le « tout pouvoir » du supérieur hiérarchique qu’il est en principe interdit de remettre en cause, les salaires ridiculement bas du service public sont autant de raisons qui expliquent de tels dysfonctionnements du système de santé.

 

En attendant…ils sont en moyenne 26 000 enfants à mourir dans le monde  TOUS LES JOURS uniquement par manque de soins ou par malnutrition. Personne ne semble s’en émouvoir outre mesure. Ce qui pourrait apparaître comme une injustice criante au regard de ce qui se passe dans le monde est admis comme une sorte de fatalité implacable, immuable et pourtant tellement intolérable. Je ne veux même pas penser à ce que l’on pourrait faire avec le budget d’une seule journée de l’armée américaine dans sa « légitime » guerre en Irak…

 

Au delà du chiffre minime d’enfants dont on peut espérer un avenir meilleur grâce à l’aide apportée par Taramana, tous les intervenants de l’association se doivent de témoigner de ce qui se passe au Cambodge et tenter de trouver des solutions qui aillent dans le bon sens. Gageons que les sensibilisés d’aujourd’hui seront les acteurs de demain sur le terrain.

 

La vie d’un enfant tient à une poignée de dollars au Cambodge. On voudrait  que cela change. Les 3 cas que je vous ai exposés se sont déroulés dans un des meilleurs hôpitaux pédiatriques du pays. Ça fait froid dans le dos. On n’ose à peine imaginer ce qui se passe dans les hôpitaux de province.

Fondons l’espoir d’un changement de qualité des pratiques médicales de ce pays. Les solutions doivent exister…C’est parce que nous en parlerons que les choses bougeront.

par Taramana
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