Le mois dernier, sous le nouvel abri carrelé de 160 m² aménagé par l’association, s’est déroulée une
distribution un peu spéciale pour les enfants.
Chacun d’eux reçoit au moins une fois par an un nouveau tee-shirt. Cette année, en plus du tee-shirt, nous avons offert une jolie casquette flanquée du même logo.
Ce n’est pas grand chose mais c’est toujours une fête pour les enfants de recevoir des petits cadeaux. En plus, il y en a pour tout le monde. Les petites frimousses n’attendent pas longtemps pour enfiler leur tee-shirt. Personne ne râle que ce dernier soit trop grand ou trop petit. A leur âge, j’aurais bien trouvé un prétexte pour me plaindre. A l’inverse, en distribuant les petits présents, je ne reçois que sourires, saluts et des « Okun okun » qui veulent dire merci merci. Pour le coup, ça fait plaisir de faire plaisir.
Ils semblent afficher une certaine fierté à appartenir à une organisation qui leur donne une chance, même minime, d’espérer des lendemains meilleurs. Personne
ne peut prétendre à ce jour que tous ces enfants sortiront de la misère car le chemin est encore long et sinueux avant de décrocher un travail qui leur permettra de subvenir aux besoins de leur
famille.
Toutefois, ça vaut le coup d’essayer. Nous sommes là avant tout pour les encourager et leur donner confiance dans leur avenir. Dans certains regards des enfants, il se dégage comme une énorme envie de se battre contre l’injustice. Vouloir tout faire pour quitter leur bidonville, étudier pour aller le plus loin possible, donner à sa famille les moyens de vivre décemment, à distance de toutes ces ordures, cafards et autres rats qui les entourent au quotidien.
Il est étonnant de constater à quel point ils sont déterminés à être digne de la confiance qu’on leur
accorde. Une jeune fille m’a dit un jour en anglais à
quelque chose près: « Je suis très heureuse et très honorée que quelqu’un en France que je ne connais pas croit en moi et me donne la chance d’étudier ». C’est vrai que la plupart des
jeunes filles issues de milieux défavorisés, dès qu’elles atteignent l’âge de 13, 14 ans voire même plus jeunes, doivent malheureusement arrêter l’école sur décision parentale. Elles doivent
s’occuper de la grand-mère malade, ranger la maison, faire la cuisine ou bien tenir un petit stand au marché local. Quand ce n’est pas pour finir dans une usine ou pire, dans un des karaokés de
la ville où on ne leur demande pas vraiment de chanter…
Pour environ 20 centimes d’euros par jour*, chaque parrain ou marraine offre à un enfant la chance de poursuivre une scolarité normale dans un environnement que l’association tente d’améliorer du mieux qu’elle le peut.
Des dizaines d’enfants attendent toujours d`avoir un parrain. Serez-vous prochainement un de ceux-là ?
J.D
* prix d’un parrainage après déduction fiscale
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