C’est devenu un rendez-vous incontournable chaque premier dimanche du mois : la distribution de riz. Depuis
octobre dernier, elle s’effectue au nouveau Centre Taramana qui permet plus facilement la réception, la mise en sac et le stockage des quelques 2500 kilos de riz la veille de la grand
messe.
Dès 8 heures et tout au
long de la matinée, les enfants défilent pour récupérer la précieuse céréale blanche. Nous alternons la distribution un mois sur l’autre par ordre alphabétique pour éviter que ce soit toujours
les mêmes qui doivent patienter des heures devant la porte d’entrée.
A leur arrivée, les 160 enfants sont alignés en rang et reçoivent leur badge d’identification
afin qu’il n’y ait aucune confusion dans la remise des sacs.
Nous en profitons pour
leur remettre dentifrices, brosses à dents, cures de multivitamines et comprimé de déparasitage dont la prise doit se faire devant nous.
Il n’est pas spécialement bon au goût et quelques petits filous feignent de le mastiquer et de l’avaler. Ils semblent oublier que nous sommes autant, sinon plus malins qu’eux et qu’il nous
suffit de leur faire ouvrir la bouche pour trouver une langue toute blanche, signe qu’ils ont bien croqué et avalé le médicament.
Chaque filleul reçoit une enveloppe mensuelle d’aide aux frais de participation scolaire. L’école publique n’étant pas gratuite, les parents ne peuvent y envoyer leurs enfants
de façon assidue.
Quand la famille est trop nombreuse, les ainés, à commencer par les filles, sont sacrifiés
pour rester à la maison alors que le petit dernier sera plutôt enclin à aller le plus loin possible dans sa scolarité. Taramana a permis à un certain nombre d’enfants d’être remis sur les rails
de l’école principalement pour ceux ou celles qui en exprimait la réelle motivation. Chaque enfant parrainé a signé un contrat stipulant qu’il devait obligatoirement se rendre à l’école
publique et doit nous remettre chaque mois une photocopie de son bulletin scolaire attestant de son assiduité et de ses résultats.
Si nous ne pouvons exiger que nos filleuls soient les premiers de la classe, nous attachons une importance toute particulière à ce qu’ils fassent de leur mieux et que leur comportement y soit
exemplaire. Taramana prévoit d’améliorer leurs conditions d’études par l’octroi d’une table, d’une chaise et d’une lampe de bureau, en tout cas tout aménagement adapté qui sera
profitable à l’enfant chez lui pour étudier dans de meilleures conditions. Pour un certain nombre, un relogement s’avérerait plus que nécessaire mais nous nous heurtons aux limites de notre
action.
Ce rendez-vous mensuel avec tous les enfants parrainés est également l’occasion de faire la mise à jour de leur dossier médical. Il y a toujours un vaccin qui n’avait pas été délivré en son temps pour raison de santé ou pour
absence.
Taramana a l’ambitieux
projet de vacciner tous les frères et sœurs des enfants parrainés ainsi que de faire un rappel Tétanos-Polio pour leurs parents. Pas moins de 5000 fléchettes injectables seront à prévoir…
Et 21 000 euros à trouver !
Ça va me rappeler mes souvenirs d’aspirant médecin quand je vaccinais à tour de bras les appelés au Service National sur la base de Hourtin et l’unité marine Nouméa.
J.D
| Novembre 2009 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | ||||||||||
| 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | ||||
| 9 | 10 | 11 | 12 | 13 | 14 | 15 | ||||
| 16 | 17 | 18 | 19 | 20 | 21 | 22 | ||||
| 23 | 24 | 25 | 26 | 27 | 28 | 29 | ||||
| 30 | ||||||||||
|
||||||||||
Quand a la vaccination des frères et soeurs, elle est je pense justifiée, j'espère que l'argent pourra être récolté! 21000 euros, mais ça représente combien d'injections à faire? s'agit pas de choper une crampe....