Le 14 février dernier, Mr John ANG, professeur de yoga est venu donner un cours de yoga aux enfants du Centre Taramana.
Interview avec ce Maître yogi plutôt atypique.
Avant de découvrir le yoga, quel type de vie meniez-vous ?
J’avais une vie agitée, déséquilibrée où je mettais 100% de mon temps dans mon travail, ma santé. Les relations avec mes amis et ma famille en furent très affectées.
Que vous apporte la pratique du yoga au final ?
C’est avant tout un mélange d’exercice, de respiration, de méditation et de philosophie spirituelle basée sur l’écoute de son corps depuis l’intérieur.
Vous sentez-vous en harmonie avec votre nouvelle façon de vivre ?
Parfois oui, parfois non. Trouver l’Harmonie n’est pas toujours facile et exige une pratique de tous les jours.
Quel type de yoga enseignez-vous ?
Le yoga d’alignement où je souhaite que les initiés parviennent à aligner les formes de leur corps en les ouvrant sur l’univers. Ainsi, vous pouvez capter les énergies qui vous entourent et les utiliser pour réaliser votre action dans ce monde.
Pourquoi avez-vous choisi le Cambodge comme le pays à soutenir ?
Entre le VI et le XIIIème siècle, Le Royaume Khmer représentait un parfait exemple de comment le yoga devait être pratiqué pour construire et développer une entité forte. Aujourd’hui, le pays renaît de ses cendres et peut à nouveau se développer et devenir fort grâce à son passé et son histoire. Je connais le yoga et je connais l’Art et l’Histoire de ce pays depuis que j’ai étudié une Maîtrise de l’Histoire de l’Art oriental à L’université de Michigan. En rassemblant ces deux entités, il devenait clairement évident que ma mission devenait d’aider le Cambodge.
Dans l’histoire de Ramayana, Hanuman devait pratiquer les techniques du yoga de façon intense afin de devenir fort pour sauver Sita des griffes de Ravana qui l’avait kidnappée. Quand il parvint à la ramener auprès de son Roi et de son mari, Rama, le pays retrouva toute son harmonie et devint à nouveau puissant. Hanuman représente une certaine forme de yoga, il permet l’harmonie de l’égo (Sita) et de l’âme (Rama).
Je suis né en 1956, l’année du Singe, animal qui a le rôle d’harmoniser les énergies positives et négatives. C’est ce que je souhaite faire pour le Cambodge.
La pauvreté, l’injustice, la corruption sont quelques une des énergies négatives que l’on peut voir au quotidien dans ce pays. Les bonnes énergies sont l’intelligence, la créativité, tant de preuves dans l’héritage khmer.
Mes amis taïwanais me disent souvent de ne pas aller au Cambodge parce que c’est un pays mené par bien des aspects sombres suivant la période noire du régime Khmer Rouge. Je leur réponds : « Mais mon nom est Hung Kwang Ming, ce qui veut dire un torrent de lumière ». Il me semble donc évident que mon rôle est d’apporter un peu de lumière à ce pays afin qu’il retrouve la paix et l’harmonie qui faisaient sa fierté auparavant.
Quel est donc le nouveau but fixé dans votre vie ?
Enseigner le yoga pour apporter équilibre et harmonie au Cambodge pour autant qu’il puisse devenir aussi puissant qu’avant et briller de toutes ses lumières aux yeux du Monde.
Quelle est la chose la plus importante que vous souhaiteriez apporter aux jeunes générations de ce pays ?
Leur donner un sens nouveau à leur vie. Cela implique qu’ils utilisent leur puissance intérieure pour aider in fine leur propre pays. La pratique du yoga pour les enfants de Taramana leur permettra, je l’espère, de se réaliser et de conduire leur pays sur la voie de la paix et de l’harmonie.
Résumé de la vie de John ANG
John est né en 1956 à Chicago de parents venant de Singapour.
Après avoir grandi à Singapour, il retourna vivre aux Etats Unis pour ses études. En plus d’un diplôme de Danse, il a obtenu un Master Degree d’Histoire de l’art Oriental à l’Université de Michigan. Il est parti vivre et travailler au Japon pour se retrouver à Taïwan afin d’apprendre le Chinois.
En 1990, John a fondé Artasia, une prestigieuse galerie d’antiquités en provenance d’Asie et d’Afrique. En 2004, il a développé Yoga Living, une école qui dispense des cours de yoga mais aussi d’art culiniare pour adultes et enfants.
Après avoir fermé Yoga Living, il s’est concentré sur l’apprentissage d’ateliers d’art en Chine et au Cambodge et a changé le nom de sa galerie d’art : Samyama Co. Ltd. Samyama n’est pas seulement une galerie d’art renommée mais propose une diversité de services touchant au yoga, au voyage, à l’art de cuisiner et à une autre philosophie de vie.







Tous les quatre mois, couplé à la distribution des brosses à dents, Taramana fournit une dose de déparasitage intestinal pour tous les enfants
parrainés du Centre. La molécule utilisée n’est autre que de l’Albendazole, un antiparasitaire puissant et efficace sur la plupart des parasites tropicaux se trouvant dans l’estomac des enfants.
Il est même conseillé, pour tous les bénévoles travaillant au Cambodge sur des périodes assez longues d’en ingérer une dose de plusieurs centaines de milligrammes, au moins trois fois par
an.
Associé à une ration calorique suffisante, un apport en protéines et des cures régulières de multivitamines, le déparasitage a le grand mérite d’avoir fait bondir les paramètres
staturo-pondéraux de tous les enfants. Constater que leur croissance a évolué rapidement dans le bon sens nous apporte beaucoup de satisfaction.
Je ne doute pas un seul instant de l’issue heureuse de cette éradication, afin que nos petits protégés du Nord de Phnom Penh voient les clignotants virer au vert, pour un avenir
meilleur. Car c’est pour eux que nous travaillons.
Taramana, c’est avant tout une association souveraine au Cambodge. Si je fais partie de son Comité exécutif comme du Conseil d’administration, l’ONG* locale est dirigée par Mme Kun
Sithan, Présidente de cette association – qui n’est autre que la mère de Séthara, le « Tara » de Taramana - reconnue au Ministère de l’Intérieur et dont les statuts ont été renouvelés
depuis peu.
Depuis le début du programme de parrainage individuel
lancé par
Bien entendu, il est toujours proposé aux
parrains/marraines de France de parrainer un nouvel enfant du bidonville ou bien d’accéder au programme de parrainage collectif qui finance des projets ad hoc, la formation professionnelle ou les
études supérieures des élèves ayant franchi l’étape du baccalauréat. Il est parfois difficile pour le parrain de France d’accepter le « deuil » de sa relation avec son filleul exclu de
l’association et on le comprend aisément. Mais dans la plupart des cas, l’association se réjouit de compter des parrains compréhensifs et toujours prêts à soutenir des enfants dans le besoin avec
le contrôle direct et nécessaire, voire indispensable, que nous opérons par le biais de l’équipe cambodgienne et du Directeur français présents sur le terrain.